Prise en compte de la sensibilité aux conflits dans les interventions d’urgence: Pratiques actuelles et nouvelles
Depuis l'introduction du cadre "Do No Harm" (Ne pas nuire) il y a plus de dix ans, le secteur de l'humanitaire a investi dans de nombreuses initiatives visant à améliorer la qualité et la redevabilité des programmes, ainsi qu'à atténuer les problèmes spécifiques que posent les situations de conflit en termes de protection civile, de gestion de la sécurité et des risques, et de contraintes concernant leur accès. Malgré ces efforts, il reste difficile de mettre en œuvre de façon pratique les principes de la sensibilité aux conflits dans les interventions humanitaires d'urgence, au vu notamment de la complexité des contextes d'urgence et de la rapidité avec laquelle les organisations doivent réagir.
Cette publication:
- Identifie les points déclencheurs de conflits qui apparaissent souvent lors de la première phase d'une intervention d'urgence;
- Identifie la manière dont les programmes et le personnel mettent actuellement en œuvre la notion de sensibilité aux conflits dans des situations d'urgence, par le biais de l'évaluation des outils et normes utilisés et d'études de cas sur les réponses humanitaires au tremblement de terre qui a frappé Haïti en 2010, aux inondations qui ont touché le Pakistan en 2010 et celles au Sri Lanka en 2011;
- Fait état des défis en matière de sensibilité aux conflits auxquels les organisations humanitaires sont confrontées;
- Tire des conclusions et offre des recommandations pratiques pour renforcer à l'avenir l'utilisation d'approches sensibles aux conflits dans les interventions humanitaires d'urgence. Les normes minimales proposées dans ce document offrent des directives pratiques pour intégrer la notion de sensibilité aux conflits dans le cycle des programmes humanitaires (préparation, diagnostic, conception, mise en œuvre et évaluation).
Cette recherche a été conduite sous la direction de CARE International UK et CAFOD au nom du Conflict Sensitivity Consortium, un groupe de 35 ONG du Royaume-Uni, du Sri Lanka, du Kenya et de Sierra Leone financé par le Département britannique pour le développement international (DFID).
